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          Qu’est-ce que la BRAV-M, cette unité de police mobilisée pour le G7?

          FOCUS - Déployées à Biarritz pour le sommet du G7, ces unités motorisées ont été créées pour augmenter la mobilité des forces de l’ordre et s’adapter aux violences observées lors des manifestations des ?gilets jaunes?.

          Les BRAV-M, ou Brigades de répression de l’action violente motorisées, ont été déployées ces derniers jours dans les rues de Biarritz pour faire face aux ?anti-G7?. Ces unités de police motorisées, créées en mars 2019 par le nouveau préfet de police de Paris, Didier Lallement, et mobilisées pour la première fois lors de l’Acte 19 des ?gilets jaunes?, s’adaptent aux violences observées lors des manifestations, et accroissent la mobilité des forces de l’ordre.

          ? LIRE AUSSI - Maintien de l’ordre: Beauvau cherche un nouveau schéma d’intervention

          Composées de bin?mes formés d’un pilote motocycliste et d’un policier, les BRAV-M ne sont pas des unités permanentes, mais formées lorsque les autorités craignent des actions violentes dispersées. Extrêmement mobiles, elles permettent de déployer rapidement des forces de l’ordre sur les lieux d’affrontement afin d’épauler des équipes en difficulté, ou d’intervenir sur des lieux de dégradations et de violence. Elles sont secondées par des fourgons qui transportent des renforts et permettent d’évacuer les personnes interpellées.

          Peu après leur création, la Préfecture de police définissait leur objectif: ?disperser les regroupements, selon un emploi de la force gradué et proportionné et de procéder à un maximum d’interpellations?.

          Intervenir plus rapidement

          Rendre les forces de l’ordre plus mobiles et plus autonomes n’est pas un objectif nouveau. Pour Aurélien?Restelli, doctorant à l'Université Versailles Saint-Quentin, ?depuis les années 1990 on y réfléchit, mais les manifestations ?Gilets jaunes? ont augmenté le besoin de réactivité des forces de l’ordre?. Le mode opératoire des ?casseurs?, qui divisent les forces de police et de gendarmerie en opérant en divers endroits, fragilise leur efficacité. Pour Lo?c Travers, secrétaire national Ile-de-France du syndicat de police Alliance, ?les pillards ont compris que pour mettre la police en difficulté, il fallait se disperser. Les méthodes statiques traditionnelles ne fonctionnent pas, car nous n’arrivons pas à prendre en compte la dispersion.?

          Déjà en décembre, l’ancien préfet de Paris Michel Delpuech avait créé les DAR (Détachements d’action rapide), essentiellement composés de policiers de la BAC - et donc non spécialistes du maintien de l’ordre - pour procéder à des interpellations et des policiers à moto avaient été observés dans les rues de Paris. Les avantages des deux-roues sont nombreux: ils n’ont pas à se garer, empruntent plus facilement les sens interdits, les contre-allées, ou peuvent rouler sur les trottoirs pour se rendre sur les points de tensions.

          Les BRAV-M, à la différence des DAR, mobilisent davantage de forces spécialisées dans le maintien de l’ordre, c’est-à-dire dans la gestion de manifestations. Chacun des membres des bin?mes est formé pour ce type d’invention. à Paris, sur les 60 policiers habilités à intervenir en BRAV-M, 40 sont issus des Compagnies d’intervention (CI), des unités formées au maintien de l’ordre, et 20 de la BAC (Brigade anticriminalité), spécialisée dans l’interpellation. Le 1er mai, pour la première fois, des gendarmes ont été mobilisés, selon l’Essor, un journal spécialisé dans l’actualité de la gendarmerie: il s’agissait de l’Escadron moto de la garde présidentielle - l’unité motorisée de la Garde républicaine.

          Pour Aurélien Restelli, il est encore trop t?t pour juger de l’efficacité du dispositif, mais selon lui, ?lors de manifestations traditionnelles, comme ce fut le cas le 1er mai, quand le tracé du cortège est globalement respecté, les BRAV-M ne sont pas vraiment une valeur ajoutée. Elles le deviennent lorsque les rassemblements occasionnent des cortèges sauvages ou des violences dans des lieux éloignés les uns des autres.?

          ?Les motos que nous utilisons ne servent qu’à transporter nos agents?

          Le déploiement des BRAV-M n’est pas sans rappeler les Voltigeurs, ces policiers montés à deux sur une moto, l’un pilotant, l’autre armé d’un ?bidule?, une grande matraque de bois, pour disperser les manifestants et pourchasser les casseurs. Ces unités ont été dissoutes en 1986 à la suite de la mort de Malik Oussekine, un étudiant roué de coups par trois voltigeurs en marge de contestations étudiantes à Paris. Le mode opératoire des BRAV-M et des DAR est en revanche différent comme le précisait Didier Lallement, en avril dernier: ?Alors que les voltigeurs agissaient depuis les engins motorisés, les motos que nous utilisons ne servent qu’à transporter nos agents.?

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